Catégorie : INTERNATIONAL

  • Israël et Zambie : Renforcement des relations bilatérales et réouverture de l’ambassade à Lusaka

    La Zambie et Israël ont convenu de renforcer leurs relations bilatérales jeudi dernier à Lusaka, la capitale zambienne. Le président zambien, Hakainde Hichilema, et le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Sa’ar, ont discuté des opportunités d’investissement israélien en Zambie, notamment dans les secteurs des minéraux et de la gestion de l’eau.

    Accords de coopération entre la Zambie et Israël

    Le président Hichilema a rappelé la signature d’un accord-cadre de coopération lors de sa visite en Israël en 2023. Cet accord porte sur des secteurs clés tels que l’agriculture, notamment la formation en irrigation, et la santé, en particulier le traitement des maladies cardiaques.

    Réouverture de l’ambassade d’Israël à Lusaka

    Le président zambien a salué la réouverture de l’ambassade d’Israël à Lusaka après 50 ans de fermeture. Il a souligné que cette décision témoigne de l’amitié historique entre les deux pays, basée sur des valeurs et des croyances communes.

    Renforcement de l’engagement d’Israël en Afrique

    Gideon Sa’ar a expliqué que sa visite s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la présence israélienne en Afrique. « La réouverture de l’ambassade marque un nouveau chapitre dans les relations entre Israël et la Zambie », a-t-il déclaré, selon l’agence Anadolu.

  • Juge Mame Mandiaye Niang visé par des sanctions américaines : Le Sénégal appelle au retrait immédiat

    Le Sénégal a exprimé ce mercredi son étonnement et sa désapprobation face aux sanctions récemment imposées par les États-Unis à quatre magistrats de la Cour pénale internationale (CPI), parmi lesquels figure le juge sénégalais Mame Mandiaye NIANG.

    Dans un communiqué officiel exploité par Senego, le Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères appelle les autorités américaines à revenir sur ces mesures, les qualifiant de « grave atteinte au principe de l’indépendance de la justice » et au droit des magistrats de remplir librement le mandat qui leur a été confié par les 125 États parties au Statut de Rome.

    Le Sénégal rappelle être le premier pays à avoir ratifié le Statut de Rome et réaffirme sa pleine solidarité à l’égard de M. NIANG ainsi qu’aux autres magistrats visés. Le pays souligne également son soutien indéfectible à la CPI et à sa mission de justice pénale internationale.

    Le communiqué appelle enfin tous les États parties à la CPI à « réaffirmer leur solidarité à la Cour » et à veiller à ce que ses magistrats et tout son personnel puissent exercer leurs fonctions en toute indépendance, « sans menaces ni restrictions ».

  • Tunisie : Kaïs Saïed plaide pour une solution « libyo-libyenne » à la crise

    Le président tunisien Kaïs Saïed a réaffirmé, mardi 19 août, la position de la Tunisie concernant la crise politique en Libye. Selon le chef de l’Etat tunisien, la solution à cette crise doit venir des Libyens eux-mêmes, sans ingérence extérieure. « Le peuple libyen est souverain », a-t-il insisté.

    Une solution « libyo-libyenne »

    Lors d’une rencontre avec Mohamed Younis Al-Manfi, président du Conseil présidentiel libyen, Kaïs Saïed a déclaré que la solution en Libye ne peut être que « libyo-libyenne », excluant toute intervention étrangère. Il a souligné la souveraineté du peuple libyen et sa capacité à trouver des solutions répondant à ses propres besoins et intérêts.

    Sécurité et stabilité liées

    Le président tunisien a également mis en avant le lien étroit entre la sécurité et la stabilité de la Tunisie et de la Libye, deux pays voisins. Il a insisté sur l’importance d’une collaboration commune pour relever les défis partagés. Les ministres des Affaires étrangères d’Algérie, de Tunisie et d’Égypte ont d’ailleurs exprimé, le 31 mai dernier, leur engagement à trouver une solution à la crise libyenne.

    Cette rencontre entre Kaïs Saïed et Mohamed Younis Al-Manfi s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail de ce dernier en Tunisie, effectuée lundi.

    « La solution pour la Libye ne peut être que libyo-libyenne, loin de toute forme d’ingérence », a souligné le Chef de l’Etat tunisien, selon un communiqué de la Présidence tunisienne. « Le peuple libyen est souverain (…) il est seul capable d’aboutir à des solutions qui lui conviennent et servent ses intérêts », a-t-il insisté.

  • Syrie : Lancement de la nouvelle version de l’agence SANA à Damas

    Une nouvelle version de l’agence de presse officielle syrienne, SANA, a été lancée à Damas. La cérémonie s’est déroulée à la Faculté des Beaux-Arts, en présence de membres du gouvernement syrien et de plusieurs ambassadeurs, dont Yusuf Ozhan, directeur général adjoint et rédacteur en chef d’Anadolu (AA).

    Un nouveau visage pour SANA

    Un film retraçant les événements majeurs de la dernière décennie en Syrie a été projeté lors de la cérémonie. Ziyad Mehamid, directeur général de SANA, et Hamza al-Mustafa, ministre de l’Information, ont prononcé des discours d’ouverture. Le nouveau logo de SANA a également été dévoilé.

    Yusuf Ozhan a exprimé sa joie de participer à cet événement et son espoir de voir la Syrie se reconstruire après une décennie de conflits. Il a souligné l’activité intense de SANA et a évoqué le renforcement de la coopération entre Anadolu et l’agence syrienne. Des discussions préliminaires sur des projets communs ont été menées.

    Une agence modernisée et ouverte

    Ziyad Mehamid a déclaré que SANA avait achevé sa restructuration avec une nouvelle ligne éditoriale et un langage médiatique modernisé. L’agence se veut désormais plus ouverte aux médias locaux et internationaux, avec des projets de coopération avec plusieurs agences, dont Anadolu.

    Hamza al-Mustafa a qualifié cette relance de tournant pour SANA, qui ne sera plus perçue comme un simple blog gouvernemental, mais comme un véritable service d’information professionnel. Il a cité Anadolu comme l’un des modèles ayant inspiré cette restructuration, soulignant l’importance de l’influence et de la portée de l’agence turque. Le ministre a insisté sur l’importance des partenariats avec des agences professionnelles comme Anadolu.

  • Ukraine : Sergueï Lavrov critique l’approche occidentale et appelle à un dialogue constructif

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a tenu une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien, Ayman Safadi, ce mercredi à Moscou. Il a abordé divers sujets, notamment le conflit en Ukraine, les relations avec l’Europe et la situation au Moyen-Orient.

    L’Ukraine au cœur des discussions

    Sergueï Lavrov a déclaré que l’administration américaine commence à saisir l’importance de s’attaquer aux causes profondes du conflit ukrainien. Il a critiqué certains pays occidentaux qui prônent un cessez-le-feu tout en continuant à fournir des armes à l’Ukraine, qualifiant cette approche d’« aventuriste » et de « conflictuelle ». Il a spécifiquement mentionné le président français Emmanuel Macron comme exemple de cette position. Des appels à un sommet pour la paix ont déjà été lancés.

    La Russie, selon Lavrov, soutient la mise en place de garanties de sécurité solides pour l’Ukraine, mais refuse celles qui l’excluent. Moscou reste ouverte aux sommets bilatéraux ou trilatéraux et suggère d’augmenter le niveau des délégations impliquées dans les négociations sur l’Ukraine pour favoriser le dialogue politique.

    Critique de l’approche européenne

    Le chef de la diplomatie russe a critiqué le manque d’initiatives diplomatiques européennes suite à la rencontre du 18 août entre des dirigeants européens et le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il a accusé l’Europe d’aggraver la situation et de tenter d’influencer la position du président américain Donald Trump. Des discussions cruciales ont eu lieu en Turquie concernant un projet de paix ukrainien.

    La question palestinienne

    Concernant le Moyen-Orient, Lavrov a déploré l’absence d’initiatives diplomatiques européennes et a relevé que certains dirigeants occidentaux, dont Emmanuel Macron, Keir Starmer et Mark Carney, se disent prêts à reconnaître l’État palestinien. Il a remis en question le timing de ces annonces, s’interrogeant sur la pertinence d’attendre l’Assemblée générale de l’ONU en septembre compte tenu de la situation humanitaire à Gaza. Il a exprimé des doutes sur la sincérité de ces déclarations, craignant que l’État palestinien ne disparaisse dans les mois à venir.

  • Sénégal-Mauritanie : Le gaz et la libre circulation au cœur du partenariat renforcé à Tokyo

    Le Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye et son homologue mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ont renforcé leur partenariat lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), fin août 2025. Cette rencontre fait suite à plusieurs accords bilatéraux importants conclus ces derniers mois, notamment dans le domaine énergétique et de la libre circulation des personnes.

    Un nouvel accord pour la libre circulation

    Un nouvel accord, paraphé le 2 juin 2025 à Nouakchott, simplifie les conditions d’entrée et de séjour des ressortissants des deux pays. Ce texte remplace un accord datant de 1972 et vise à moderniser les procédures, réduire les coûts et alléger les contraintes administratives. L’accord s’inscrit dans une dynamique régionale de libre circulation.

    Le gaz, symbole de l’interdépendance

    Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA) illustre l’interdépendance économique entre le Sénégal et la Mauritanie. Les deux chefs d’État ont visité la plateforme offshore du projet le 22 mai 2025. Exploité par BP, Kosmos Energy, Petrosen et la SMH, le projet est entré en phase opérationnelle avec une première cargaison de gaz liquéfié exportée en avril 2025. Le projet GTA a généré plus de 3 000 emplois et mobilisé 300 entreprises locales.

    Une coopération au-delà des discours

    La coopération entre Dakar et Nouakchott se traduit par des projets concrets contribuant à la stabilité de la sous-région. La phase 2 du projet GTA est déjà en discussion, signe de la volonté des deux pays d’approfondir leur partenariat. Le Président Faye et le Président Ghazouani ont réaffirmé leur engagement commun lors de la TICAD.

  • Pakistan: 400 morts causés par la mousson

    Un épisode de pluies torrentielles frappe actuellement le Pakistan, provoquant un lourd bilan humain.

    Depuis le début de la mousson fin juin, plus de 700 personnes ont perdu la vie, et des centaines d’autres ont été blessées. Rien que ces derniers jours, près de 400 morts sont à déplorer, principalement dans la province de Khyber-Pakhtunkhwa, au nord du pays. Mais la situation s’aggrave : les régions du Baloutchistan et du Sindh, dans le sud côtier, sont désormais touchées à leur tour. Les autorités préviennent les fortes pluies vont se poursuivre au moins jusqu’à samedi.

    Sur place, les habitants tentent de dégager les décombres à mains nues, à la recherche de survivants. Chaque saison, le pays est confronté à des catastrophes naturelles de plus en plus violentes : inondations massives, crues de lacs glaciaires, sécheresses inédites. Le Pakistan, l’un des pays les plus exposés aux effets du changement climatique, fait aujourd’hui face à une nouvelle tragédie.

  • Argentine : Netanyahu visé par une plainte pour génocide avant sa visite officielle

    En Argentine, plusieurs organisations de défense des droits de l’homme ont porté plainte contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu pour « génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité ». Cette plainte a été déposée avant la visite officielle de Netanyahu en Argentine prévue du 7 au 10 septembre.

    Des accusations graves portées par des organisations de défense des droits humains

    Les Mères de la ligne fondatrice de la place de Mai, le Service Paix et Justice (Serpaj), l’Association des familles de disparus et détenus pour raisons politiques et la Ligue argentine des droits de l’homme sont à l’origine de cette action en justice. Elles accusent le Premier ministre israélien de mener une « politique d’anéantissement systématique du peuple palestinien ».

    Une plainte qui vise également le président argentin

    La plainte estime que le président argentin, Javier Milei, sera complice de cette « politique criminelle » en accueillant Benyamin Netanyahu. Le texte dénonce le blocus imposé par Israël à Gaza, empêchant l’arrivée de médicaments, de nourriture et d’aide humanitaire.

    Un soutien de poids pour les plaignants

    Plusieurs personnalités, dont le Prix Nobel de la paix Adolfo Pérez Esquivel, ainsi que des représentants d’organisations de défense des droits humains soutiennent cette plainte. Ce n’est pas la première fois que de telles accusations sont portées contre Benyamin Netanyahu. Le 12 août dernier, d’autres organisations avaient déjà demandé son arrestation pour des motifs similaires.

    Le contexte des accusations

    Depuis le début de l’offensive contre Gaza, des dizaines de milliers de personnes ont péri sous les bombardements israéliens et plus d’un million d’habitants ont été déplacés, selon la plainte. Le Haut-Commissariat de l’ONU a d’ailleurs alerté sur l’impact des frappes à Gaza, dénonçant notamment des frappes ayant exclusivement touché des femmes et des enfants.

  • Burkina: arrivée à Ouagadougou du corps d’un influenceur burkinabè mort en détention à Abidjan

    La dépouille de l’influenceur burkinabè Alain Christophe Traoré, alias Alino Faso, mort en détention à Abidjan où il était détenu pour « intelligence avec des agents d’un Etat étranger », est arrivée lundi à Ouagadougou, selon des images de la cérémonie relayée sur les réseaux sociaux.

    Recouvert du drapeau du Burkina Faso, le cercueil d’Alino Faso a été accueilli à l’aéroport de Ouagadougou par plusieurs milliers de personnes, majoritairement vêtues de blancs, dont les ministres burkinabè des Affaires étrangères, de la Sécurité, de la Communication.

    « C’est la dépouille d’un patriote, d’un humaniste que nous accueillons aujourd’hui », a dit en marge de la cérémonie Bien Bakyono, un leader de la société civile.

    « Nous attendons qu’on procède à une autopsie dont les résultats vont déterminer véritablement les causes de sa mort », a-t-il ajouté.

    Une grande foule, scandant « Justice pour Alino », a accompagné le cercueil placé dans un véhicule des pompes funèbres, escorté par la Police, jusqu’à la morgue de l’hôpital de Bogodogo, située en périphérie sud de la capitale.

    « Merci à ce grand monde qui nous a accompagnés dans notre douleur », a salué Joseph Traoré, représentant de la famille.

    « Nous voulons la vérité et la justice sur ce qui s’est vraiment passé. S’il a été assassiné, que l’Etat burkinabè poursuive l’Etat ivoirien à travers les juridictions compétentes entre autres pour kidnapping, détention illégale, tortures et meurtre », a soutenu Harouna Lompo, autre acteur de la société civile burkinabè.

    Interpellé le 10 janvier à Abidjan, Alino Faso, 44 ans, était détenu à l’Ecole de Gendarmerie, où il a été retrouvé mort le 24 juillet, « pendu à l’aide de son drap de lit, après avoir tenté sans succès de s’ouvrir les veines du poignet », selon le procureur de la République de Côte d’Ivoire, Oumar Braman Koné.

    Alino Faso était incarcéré à l’Ecole de Gendarmerie plutôt qu’à la maison d’arrêt et de correction d’Abidjan « pour sa propre sécurité », avait justifié le 10 août M. Koné sur une télévision privée, rejetant de nouveau les allégations de torture à son encontre.

    « Il avait droit au petit déjeuner, au déjeuner, au dîner et avait même le droit de donner le menu de ce qu’il veut bien manger », avait-il ajouté.

    Alino Faso était installé avec sa famille depuis 2021 en Côte d’Ivoire.

    La Côte d’Ivoire et le Burkina Faso entretiennent des relations très tendues depuis la prise de pouvoir à Ouagadougou du capitaine Ibrahim Traoré par un coup d’État en septembre 2022.

    Le gouvernement burkinabè a prévenu que la mort d’Alino Faso ne resterait « pas impunie. »

  • Gaza : Un comité provisoire sera mis en place pour gérer la bande de Gaza, annonce le Premier ministre palestinien

    Le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, a annoncé, lundi, depuis le poste-frontière de Rafah entre l’Égypte et Gaza, la création prochaine d’un comité provisoire pour administrer la bande de Gaza. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse conjointe avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Bedr Abdulati.

    Un comité provisoire pour gérer Gaza

    Mohammed Mustafa a indiqué que ce comité provisoire aura pour mission de gérer la bande de Gaza, sans toutefois préciser sa composition, sa durée de mandat ni ses attributions exactes. Il a insisté sur la nécessité de réactiver les institutions officielles existantes plutôt que de créer une nouvelle structure politique.

    Rafah, « une porte d’accès à la vie »

    Le Premier ministre palestinien a qualifié le poste-frontière de Rafah de « porte d’accès à la vie » pour la population de Gaza. Il a dénoncé les politiques israéliennes qu’il juge responsables de la famine et du déplacement des populations, les qualifiant d’inacceptables. La communauté internationale doit agir plus efficacement pour contraindre Israël à lever son blocus, a-t-il ajouté.

    Reconstruction de Gaza : une conférence au Caire en préparation

    Mohammed Mustafa a affirmé que la priorité est de mettre fin à la guerre à Gaza et de lancer la reconstruction. Il a annoncé la poursuite de la coopération avec l’Égypte pour organiser une conférence au Caire dédiée à la reconstruction de Gaza. Cette annonce intervient dans un contexte de tensions accrues dans la région.