Catégorie : INTERNATIONAL

  • Flottille pour Gaza : « Notre mission est légale, la Palestine sera libre » déclare le député irlandais Paul Murphy

    Depuis Tunis, le député irlandais Paul Murphy a annoncé la volonté de la Flottille mondiale Sumud de briser le blocus israélien imposé à Gaza. Il a affirmé la légalité de cette action malgré les risques d’interception. M. Murphy participe à cette flottille pour exprimer sa solidarité avec la Palestine. « Notre flottille est entièrement légale, chaque tentative d’Israël pour nous arrêter est illégale », a-t-il déclaré à Anadolu.

    Le député irlandais a établi un parallèle entre la situation à Gaza et l’histoire de l’Irlande sous domination britannique, évoquant « les expériences d’impérialisme, de colonialisme et de famine imposées par l’homme ». Il appelle à une pression internationale sur Israël pour mettre fin au blocus et exhorte les gouvernements à ne pas être complices de la situation. Avant le départ des bateaux d’Espagne et d’Italie, qui rejoindront la flottille en Tunisie, les participants ont suivi des formations sur différents scénarios, notamment la réaction à une intervention des forces israéliennes. « Notre mission n’est pas militaire, elle est non violente. Nous ne résisterons pas si Israël tente de s’emparer de nos bateaux », a précisé M. Murphy. Malgré les risques encourus, 28 000 personnes se sont portées volontaires pour rejoindre la flottille.

    Paul Murphy, qui avait déjà participé à une tentative similaire en 2011, a relaté l’interception de leur navire par Israël, la coupure des communications, la détention d’une semaine et l’expulsion finale. « Il est probable que nous vivions une expérience similaire », a-t-il déclaré. Il dénonce l’illégalité du blocus et qualifie la situation à Gaza de génocide, rappelant l’obligation des États d’agir selon les conventions internationales. « Nous finirons par gagner, la justice triomphera », a-t-il conclu. La Flottille mondiale Sumud, soutenue par plus de 44 pays, a quitté Barcelone le 31 août et des bateaux transportant 300 tonnes d’aide sont partis de Gênes le même jour pour la rejoindre en Méditerranée. Le terme « Sumud », signifiant « détermination » en arabe, symbolise la résistance palestinienne. « Selon Paul Murphy, avec la résistance du peuple palestinien, nous réussirons enfin. La Palestine sera libre. » a-t-il déclaré à Anadolu.

  • Afghanistan : le bilan du séisme s’alourdit à plus de 1 800 morts

    Un séisme de magnitude importante a frappé l’est de l’Afghanistan dimanche, faisant au moins 1 825 morts et plus de 5 000 blessés dans la région de Mazar Darah, selon un bilan provisoire communiqué par Rahimullah Hamzala, porte-parole des forces de sécurité de la province de Kunar à l’agence de presse Bakhtar. Les opérations de recherche et de secours se poursuivent et les autorités craignent que le bilan ne s’alourdisse davantage.

    L’épicentre du séisme, survenu à 23h47 heure locale (19h47 GMT), a été localisé à 27 kilomètres au nord-est de Jalalabad, à une profondeur de 8 km, selon l’US Geological Survey (USGS). De nombreuses personnes sont encore coincées sous les décombres. Les provinces de Nangarhar, Laghman et Panjshir ont également été touchées. Au moins 12 décès ont été signalés à Nangarhar. Face à l’ampleur des dégâts, les agences humanitaires lancent un appel à l’aide internationale. La Türkiye a déjà envoyé 25 tonnes d’aide humanitaire, comprenant du matériel d’abris, des kits d’hygiène et des colis alimentaires. Le Pakistan, l’Iran, la Chine, l’Inde et plusieurs pays occidentaux ont également promis leur soutien. Il s’agit du troisième séisme majeur à frapper l’Afghanistan depuis le retour au pouvoir des talibans en août 2021.

    Selon l’agence Anadolu, « avec de nombreuses personnes toujours coincées sous les décombres, le bilan pourrait encore augmenter au fur et à mesure que les opérations de recherche se poursuivent ».

  • Gaza : Trois nouveaux décès liés à la famine, le bilan s’alourdit

    Trois Palestiniens sont morts de faim au cours des dernières 24 heures dans la bande de Gaza, portant le nombre total de décès liés à la famine à 370 depuis le 7 octobre 2023, dont 131 enfants. Ces décès sont attribués à la malnutrition et à la famine résultant du blocus israélien et des attaques en cours, selon le ministère de la Santé de Gaza. Depuis le 22 août, date à laquelle la classification intégrée de la sécurité alimentaire (IPC) a déclaré l’état de famine à Gaza, 92 personnes supplémentaires, dont 16 enfants, ont succombé à la faim et à la malnutrition.

    L’IPC a qualifié la situation de « catastrophe » de niveau 5, indiquant que plus d’un demi-million de personnes à Gaza sont confrontées à des conditions catastrophiques marquées par la faim, la pauvreté et la mort après 22 mois de conflit. La bande de Gaza subit une crise humanitaire majeure, avec des pénuries de nourriture, d’eau, de médicaments, de matériel médical et d’articles d’hygiène. Près de 2 millions de personnes sur une population d’environ 2,3 millions sont déplacées, cherchant refuge dans des tentes de fortune ou des écoles surpeuplées, exposées aux maladies infectieuses. L’armée israélienne poursuit ses attaques quotidiennes sur ces abris et points civils, aggravant la situation humanitaire déjà précaire. « Selon Anadolu », des sources locales et internationales dénoncent l’utilisation de la faim et du manque d’eau comme « armes » par Israël.

  • Frappes israéliennes à Gaza : au moins 20 Palestiniens tués ce jeudi

    L’armée israélienne a mené des frappes ce jeudi matin dans la bande de Gaza, faisant au moins 20 morts palestiniens, selon des sources hospitalières et des témoignages recueillis par l’agence Anadolu. Les attaques ont ciblé des habitations, des tentes de déplacés et des civils en attente d’aide humanitaire dans plusieurs zones de la bande de Gaza, du nord au sud.

    Dans le quartier de Tel el-Heva, au sud de la ville de Gaza, près du carrefour Ebu Mazin où se trouvaient des tentes pour personnes déplacées, cinq personnes ont perdu la vie, dont trois enfants et une femme. Une tente a pris feu suite à l’attaque. À Rafah, trois Palestiniens qui attendaient de l’aide ont été tués par des tirs de l’armée israélienne. Au camp de réfugiés de Nuseyrat, au centre de Gaza, sept personnes, dont quatre enfants, sont décédées lors d’une attaque visant une tente familiale. À Sabra, au sud de la ville de Gaza, le bombardement d’une maison a causé la mort de trois Palestiniens et fait plusieurs blessés. Des personnes pourraient encore se trouver sous les décombres, d’après des témoins. Un Palestinien a également été tué lors d’une frappe sur une maison dans le quartier de Derec. À Nasr, à l’ouest de la ville, des tentes de réfugiés situées près de la « Tour italienne » ont été touchées par des drones israéliens. Dans la zone est de Sheikh Radwan, au nord de Gaza, l’armée israélienne a procédé à d’intenses tirs d’artillerie et à des opérations de destruction avec des véhicules militaires chargés d’explosifs. Enfin, à Kisufim, à l’est de Deir el-Belah, un Palestinien a été tué par des tirs israéliens alors qu’il attendait de l’aide humanitaire.

  • Sommet OCS à Tianjin : Poutine remercie Erdogan pour la médiation turque dans le conflit ukrainien

    Le président russe Vladimir Poutine a exprimé sa gratitude envers la Türkiye pour ses efforts de médiation dans le conflit ukrainien lors d’une rencontre avec son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, lundi à Tianjin, en Chine. Selon Anadolu, Poutine a salué le « rôle spécial » d’Ankara dans la recherche d’une solution.

    Depuis mai, trois séries de pourparlers directs entre la Russie et l’Ukraine ont eu lieu à Istanbul, facilitant des avancées sur plusieurs questions humanitaires. Poutine a qualifié l’implication de la Türkiye de « significative » et de « demandée », créant un espace propice au dialogue. Les deux dirigeants ont également discuté de questions régionales, notamment au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans le Caucase. Poutine a souligné la coopération « bien établie, concrète, utile et fondée sur la confiance » entre les deux pays dans ces régions. Il a réaffirmé sa volonté de trouver une solution durable à la crise ukrainienne, tout en pointant du doigt les tentatives de l’Occident d’intégrer Kiev à l’OTAN comme cause principale de la guerre.

    Sur le plan économique, Poutine a noté la croissance continue du commerce et des investissements bilatéraux. L’activité de la commission intergouvernementale, réunie à Moscou en juin, a été mise en avant. La coopération énergétique, qualifiée de « véritablement stratégique », a également été abordée, avec la poursuite des livraisons de gaz via Blue Stream et Turk Stream. La construction de la centrale nucléaire d’Akkuyu par Rosatom a été citée comme un projet phare du partenariat russo-turc. Poutine a également mentionné le commerce record de la Chine avec les membres de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), atteignant 890 milliards de dollars en 2024.

    Avant les discussions formelles, des images diffusées par le Kremlin montraient des échanges cordiaux entre les délégations russe et turque. Poutine a insisté sur l’importance de la confiance politique entre Moscou et Ankara, soulignant que leur coopération s’étend aux questions régionales et internationales. Le sommet de l’OCS à Tianjin a par ailleurs été marqué par la signature de 24 accords visant à renforcer la coopération entre les pays membres.

  • Attaque de drones russes sur Odessa : plus de 29 000 habitants privés d’électricité

    Dans la nuit de samedi à dimanche, une attaque de drones russes a plongé une partie de la ville d’Odessa, en Ukraine, dans le noir. Plus de 29 000 habitants se sont retrouvés privés d’électricité, selon le gouverneur d’Odessa, Oleh Kiper.

    L’attaque, qualifiée de « massive » par Oleh Kiper, a principalement touché la ville de Chornomorsk et ses environs, situés à une vingtaine de kilomètres au sud d’Odessa. Outre les coupures de courant, des dégâts ont été constatés sur des infrastructures énergétiques, des habitations et des bâtiments administratifs. Des incendies se sont déclarés à la suite des frappes, rapidement maîtrisés par les secours. Une personne a été blessée.

    L’armée de l’air ukrainienne a indiqué avoir intercepté 126 des 142 drones lancés par la Russie au cours de la nuit. Pour l’heure, aucune réaction n’a été enregistrée du côté des autorités russes. « Actuellement, plus de 29 000 abonnés sont privés d’électricité. Les travaux de rétablissement ont déjà commencé », a déclaré Oleh Kiper, gouverneur d’Odessa, d’après l’agence Anadolu.

  • Gaza : Cinq Palestiniens tués dans de nouvelles frappes israéliennes

    Dimanche, cinq Palestiniens ont perdu la vie lors de frappes israéliennes dans la bande de Gaza, d’après des sources médicales citées par l’agence Anadolu. Ces attaques s’inscrivent dans le cadre de l’offensive menée par Israël sur le territoire depuis octobre 2023.

    Deux personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées lors d’un raid aérien israélien qui a visé des tentes abritant des familles déplacées dans le quartier d’al-Maqousi, au nord-ouest de Gaza. Dans le quartier de Sheikh Radwan, deux frères ont également été tués lors d’une frappe ciblant leur domicile familial. À Zeitoun, dans le sud-est de Gaza, des témoins ont rapporté l’explosion de quatre robots piégés et la destruction de maisons par les forces israéliennes. Ces derniers jours, de nombreux Palestiniens ont fui le nord-est de Gaza vers l’ouest pour échapper aux bombardements intensifs, après que Tel Aviv a déclaré la ville, qui compte environ un million d’habitants, « zone de combat dangereuse » vendredi dernier.

    Une autre frappe israélienne a fait un mort et plusieurs blessés dans le sud de Deir al-Balah, dans le centre de Gaza, selon une source médicale de l’hôpital Al-Aqsa. Depuis octobre 2023, près de 63 400 Palestiniens ont été tués à Gaza par Israël. Cette campagne militaire a dévasté l’enclave, déjà confrontée à la famine. En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza. Israël est également poursuivi pour génocide devant la Cour internationale de Justice pour sa guerre dans l’enclave.

    Depuis octobre 2023, plus de 63 400 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza par les forces israéliennes.

  • Gaza : L’Irlande appelle l’UE à agir face au « génocide horrifique »

    Le ministre irlandais des Affaires étrangères, Simon Harris, a mis en garde l’Union européenne contre une perte de crédibilité si elle ne prenait pas des mesures concrètes face à la situation à Gaza, qu’il qualifie de « génocide horrifique ». Ces déclarations ont été faites samedi à Copenhague, avant une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’UE.

    Simon Harris a insisté sur la nécessité pour l’UE d’agir immédiatement et concrètement en réponse aux actions d’Israël, qu’il juge contraires aux obligations en matière de droits humains stipulées dans l’Accord d’association UE-Israël. Il a appelé à une pression maximale pour obtenir un cessez-le-feu et mettre fin à ce qu’il décrit comme une situation de famine à Gaza. « Des mots de condamnation ne suffisent pas », a-t-il déclaré, face à ce qu’il qualifie de « génocide horrifique ».

    Le ministre irlandais a dépeint une situation « épouvantable » à Gaza, marquée par des pénuries alimentaires, des conditions de famine et la poursuite des opérations militaires. Il a indiqué que des discussions au sein de l’UE avaient déjà identifié dix mesures potentielles pour répondre au conflit. Parmi les priorités, il a cité un cessez-le-feu immédiat, la libération inconditionnelle de tous les otages détenus par le Hamas, y compris les corps, et un accès humanitaire sans entrave à grande échelle. « Il est temps que l’Europe agisse », a-t-il martelé.

    Enfin, Simon Harris a suggéré que si l’UE ne parvenait pas à adopter une position collective, les États membres partageant des points de vue similaires pourraient envisager une action conjointe. Il a toutefois souligné que l’action collective de l’Europe restait le moyen le plus efficace pour préserver sa crédibilité, en prenant des mesures concrètes pour inciter Israël à changer de cap. « Le moyen le plus efficace pour l’Europe d’agir et de préserver sa crédibilité est désormais d’avancer ensemble », a-t-il conclu, selon l’agence Anadolu.

  • Sommet de l’OCS à Tianjin : Xi Jinping rencontre Guterres et plusieurs chefs d’État

    Le président chinois Xi Jinping a rencontré, samedi à Tianjin, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, en marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), d’après l’agence Anadolu. Ce sommet, qui se tiendra dimanche et lundi dans cette ville portuaire chinoise, réunira plus de 20 chefs d’État et responsables de 10 organisations internationales, dont le président russe Vladimir Poutine, le président turc Recep Tayyip Erdogan, le Premier ministre indien Narendra Modi et le président iranien Masoud Pezeshkian.

    Xi Jinping, en tant que président tournant, présidera les rencontres de l’OCS, dont le 25e sommet annuel et la réunion « OCS Plus ». L’ONU est également représentée à ce sommet par son secrétaire général. Les discussions porteront sur la promotion de l’« esprit de Shanghai », le renforcement des mécanismes internes de l’organisation et la coopération multilatérale dans les domaines de la sécurité, de l’économie et de la culture. La signature de la Déclaration de Tianjin et l’approbation d’une stratégie pour la prochaine décennie sont également au programme.

    Le sommet abordera aussi les 80 ans de la victoire de la Seconde Guerre mondiale et de la création de l’ONU. Fondée en 2001, l’OCS compte dix membres : la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Pakistan, le Tadjikistan, l’Ouzbékistan et la Biélorussie. En marge du sommet, Xi Jinping rencontrera également le président turc Recep Tayyip Erdogan. Un défilé militaire est également prévu le 8 septembre pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale, auquel participeront Xi Jinping, Vladimir Poutine et le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un.

  • Géants de la Tech : Amnesty International appelle à une régulation pour protéger les droits humains

    Amnesty International (AI) exhorte les gouvernements à agir face à l’influence des géants de la technologie pour préserver les droits humains. Dans un rapport publié jeudi 28 août, intitulé « Breaking up with Big Tech » (Rompre avec les géants de la technologie), l’ONG met en lumière les risques liés au pouvoir de ces entreprises.

    Un pouvoir tentaculaire sur la vie numérique

    Le rapport d’Amnesty International cible cinq entreprises : Alphabet (Google), Meta, Microsoft, Amazon et Apple. L’ONG affirme que ces sociétés exercent une influence considérable sur les infrastructures, les services et les normes qui régissent la vie en ligne. Leur domination sur des secteurs clés comme les moteurs de recherche, les médias sociaux, les boutiques d’applications et l’informatique en nuage est pointée du doigt.

    Des droits humains menacés

    Amnesty International soutient que le pouvoir de ces géants de la technologie met en péril des droits fondamentaux tels que le droit à la vie privée, le droit à la non-discrimination, la liberté d’opinion et l’accès à l’information. Le rapport détaille comment ces entreprises ont construit, maintenu et cherchent à consolider leur influence, notamment dans le domaine de l’intelligence artificielle.

    Appel à l’action gouvernementale

    L’ONG souligne que la participation à la vie sociale dépend de plus en plus de l’utilisation des services proposés par ces plateformes, leur conférant ainsi un pouvoir d’influence majeur sur le discours public et le contrôle de l’information. Amnesty International appelle les États à respecter leurs obligations en matière de droits humains en réglementant et en contrôlant le pouvoir de ces entreprises.

    Des recommandations concrètes

    Le rapport formule plusieurs recommandations aux gouvernements. Parmi elles figurent des enquêtes sur les pratiques anticoncurrentielles, le démantèlement des monopoles qui portent atteinte aux droits humains, des investigations sur le secteur de l’intelligence artificielle générative et le blocage des fusions et acquisitions potentiellement dangereuses.