Selon les fortes tendances issues des principaux centres électoraux de la capitale et de l’intérieur du pays confirmées par le Parti du Renouveau Social (PRS), le candidat indépendant Fernando Dias Da Costa soutenu par le chef de l’opposition, a battu le président Umaro Sissoco Embaló lors des élections présidentielles. Même si les bastions comme Gabu, Bafatá, Fulacunda et Bissorã sont favorables à Umaru Embalò, la sérénité n’est plus de mise du côté du Madem G-15.
Malgré les premiers chiffres qui confortent une nette percée du candidat Fernando Dias Da Costa sur Umaru EMBALO et les 10 autres prétendants à la présidence, les Bissau guinéens sont sceptiques et craignent, comme lors du scrutin présidentiel de 2020, une confiscation de leurs suffrages par le » général » du Gaabu. Dans la capitale ainsi que dans les villes de Farim, Canchungu, Quinhámel, Bubaque, Quinhámel ou Cacheu, les populations exultent quant à une victoire du candidat soutenu par Domingos Simões Pereira le leader du Paigc.
En effet, malgré les assurances de la Commission Electorale Nationale sur le bon déroulement du scrutin, les représentants de Fernando DIAS Da Costa dénoncent le bourrage des urnes notamment dans la zone d’Oio où la commission régionale qui n’a pas son propre ordinateur pour introduire les résultats des élections, a remis les données aux membres de l’équipe du président Umaro Sissoco Embaló.
Alors qu’une victoire nette se confirme de plus en plus, plusieurs anciens soutiens du président Umaro Sissoco Embaló, avertissent sur un éventuel hold-up électoral.
C’est l’ancien président José Mário Vaz qui avait » offert » son fauteuil en 2020 à Umaro Embalò qui avertit et demande à son successeur d’accepter les résultats des élections. José Mário Vaz silencieux durant tout le mandat, a publié le 21 novembre, un message direct à Umaro Sissoco Embaló : » si le peuple ne le choisit pas le 23 novembre, il doit accepter le résultat, rentrer chez lui avec sa famille, comme je l’ai fait en 2020. J’ai garanti que si Embaló gagne, il sera le premier à le féliciter. Et, si lui, JOMAV, étant élu, a assuré le peuple que personne ne ferait de mal à Umaro Sissoco Embaló, Domingos Simones Pereira, Braima Camará ou Fernando Dias, parce qu’il a souligné que cette terre appartient à tout le monde et nous devons nous unir pour faire avancer le pays. ”
En pareille période en 2020, la CEDEAO avait donné un ultimatum à la Cour Suprême, seule habilitée à proclamer la victoire d’un candidat avant de se substituer en désignant Umaru Embalò à la surprise générale.
Si en 2020, la CEDEAO avait légalisé le hold-up électoral malgré la décision prise par le Président de la Cour Suprême Paulo Sanhà et ses collègues magistrats qui voulaient éviter tout forcing qui fragiliserait les acquis obtenus depuis une dizaine d’années en Guinée Bissau, aujourd’hui encore rien ne garantit que les résultats issus des urnes soient respectés par le président sortant.
Fait nouveau, Umaru Embalò qui s’était déclaré vainqueur en 2020 en menaçant de répression toutes velléités de contestations, s’est emmuré dans un silence inquiétant. Du côté du Madem G-15 qui a porté sa candidature, c’est le silence total. C’est le même constat du côté de la présidence de la République, après la purification des résultats des élections qui donnent une grande victoire au candidat Fernando Dias Da Costa, soutenu par PAIGC et PAI-TERRA RANKA.
Par ailleurs, malgré la bataille des résultats, la Commission électorale nationale (CNE) a assuré que les résultats officiels des élections seront annoncés d’ici le 27 novembre, jeudi, selon le calendrier établi. L’entité estime toujours que le taux de participation dépassera 65 %, malgré la faible participation enregistrée aux premières heures de la journée.
Et pourtant, Vitor Nado Mandinga, député et leader du MADEM-G15, qui soutient le candidat Fernando Dias, a été arrêté le jour du scrutin à Bafatá par des hommes masqués à bord d’une voiture double cabine blanche, sur ordre de proches du président Umaro Sissoco Embaló. À rappeler que Vitor Nado Mandinga qui coordonne la campagne de Fernando Dias à Bafatá, est accusé d’avoir battu campagne dans le fief électoral du « général » du Gaabu
Catégorie : INTERNATIONAL
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Présidentielle en Guinée Bissau : Après 2020, va-t-on vers un nouveau hold-up électoral d’Umaro Embalò ?
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Nigeria: Le Président Tinubu Confirme La Mort D’un Général Tué Par Des Jihadistes
Le président nigérian Bola Tinubu a confirmé mardi la mort d’un brigadier-général de l’armée tué par des jihadistes dans le nord-est du pays, saluant le sacrifice du militaire et des autres soldats tués lors des récentes attaques.
« En tant que commandant en chef des forces armées, je suis profondément attristé par la mort tragique de nos soldats et officiers en service actif. Que Dieu réconforte les familles du brigadier-général Musa Uba et des autres héros tombés », a déclaré M. Tinubu dans un communiqué.
Sur sa plateforme de propagande Amaq, l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) a indiqué lundi avoir enlevé samedi M.Uba, chargé d’opérations contre les groupes armés dans la région du lac Tchad, après une embuscade tendue vendredi contre un convoi militaire et des groupes d’autodéfense locaux près du village de Wajirko, dans l’État de Borno (nord-est).
Le groupe jihadiste a précisé que le brigadier-général était blessé à la jambe et tentait de fuir lorsqu’il a été enlevé.
Selon l’armée nigériane et un rapport des Nations unies, l’attaque a coûté la vie à deux soldats et deux membres d’un groupe d’autodéfense vendredi.
L’ISWAP a diffusé des photos montrant le brigadier-général Musa Uba assis à même le sol et derrière son bureau avant son enlèvement.
Samedi, l’armée nigériane avait démenti les informations locales selon lesquelles le brigadier-général aurait été tué dans l’embuscade, assurant qu’il était rentré à sa base.
Dimanche soir, une source du renseignement nigérian avait indiqué à l’AFP que M. Uba avait été emmené par seize combattants de l’ISWAP et que le « pire scénario » était redouté.
L’ISWAP, qui a fait scission du groupe jihadiste Boko Haram en 2016, concentre ses attaques contre les militaires dans le nord-est.
L’insurrection jihadiste a fait plus de 40.000 morts et déplacé près de deux millions de personnes dans le nord-est du Nigeria depuis 2009, et s’est étendue au Niger, au Tchad et au Cameroun voisins.
M. Uba est le deuxième officier supérieur tué en quatre ans dans une embuscade jihadiste, après le général Dzarma Zirkusu, mort en novembre 2021.
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La Côte d’Ivoire renforce ses frontières face à un afflux « inhabituel » de réfugiés maliens
Le gouvernement ivoirien a annoncé jeudi un renforcement de la sécurité à sa frontière nord, en réponse à un afflux « inhabituel » de réfugiés maliens fuyant des attaques de « groupes armés terroristes » dans le sud du Mali.
Depuis septembre, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda, cible les camions-citernes transportant du carburant depuis le Sénégal et la Côte d’Ivoire, par où transitent la majorité des biens destinés au Mali.
Plusieurs véhicules ont été incendiés, des chauffeurs ainsi que des soldats tués près de la frontière ivoirienne.
Mercredi, des centaines de personnes fuyaient les environs de Loulouni, à 50 km de la frontière ivoirienne, pour d’autres villes maliennes, après une attaque jihadiste contre des chasseurs traditionnels dozos qui s’opposaient à eux, selon des sources locales à l’AFP.
Dans un communiqué jeudi, le Conseil national de sécurité (CNS), qui réunit l’appareil sécuritaire ivoirien, dit avoir « été informé de plusieurs flux inhabituels de réfugiés, en provenance du Mali ».
« Ces flux seraient dus à des attaques perpétrées contre les civils par des groupes armés terroristes, dans plusieurs localités, au sud du Mali », a-t-il poursuivi, ordonnant « l’enregistrement de ces demandeurs d’asile ».
Par ailleurs, le CNS a demandé au chef d’état-major général des Armées de prendre les mesures adéquates pour renforcer la sécurité aux frontières nord du pays.
La Côte d’Ivoire accueille déjà quelque 90.000 réfugiés du Burkina Faso voisin, également en proie aux violences des jihadistes mais aussi de milices supplétives de l’armée burkinabè.
Le CNS a également abordé jeudi la question de la sécurisation des élections législatives du 27 décembre.
Il s’est d’abord félicité du « bon déroulement « de la présidentielle d’octobre, malgré « quelques incidents » qui ont fait 11 morts, 71 blessés et entraîné 1.658 interpellations, selon lui. L’opposition évoque de son côté un bilan de 27 décès pendant la campagne et le jour du scrutin.
Le CNS a annoncé le maintien de 44.000 éléments des forces de Défense et de Sécurité déjà en place pour la présidentielle, en vue de sécuriser les législatives.
Il a enfin décidé de proroger d’un mois, jusqu’en janvier, l’interdiction décrétée en octobre de manifester pour les partis et groupements politiques « à l’exception de ceux qui s’inscrivent dans le cadre du processus électoral ».
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USA – Élu maire de New York, Zohran Mamdani lance à Donald Trump : ‘Montez le son’
Zohran Mamdani a été élu maire de New York, devenant ainsi le premier musulman à diriger la plus grande ville des États-Unis. Lors de son discours de victoire prononcé tôt ce mercredi matin, il a réaffirmé ses engagements pour une ville plus abordable et a adressé un message direct à l’ancien président Donald Trump.
Selon les résultats rapportés par l’agence Associated Press et relayés par Anadolu, Zohran Mamdani a obtenu plus de 50 % des suffrages après le dépouillement de 91 % des bulletins. Dans sa première allocution, il a salué son principal adversaire, l’ancien gouverneur Andrew Cuomo, avant de déclarer vouloir tourner la page « d’une politique qui abandonne le plus grand nombre pour servir les privilégiés ». Selon nos informations, les sondages le donnaient déjà en tête à la veille du scrutin.
Le nouveau maire, socialiste démocrate revendiqué, a centré son programme sur des mesures sociales fortes. Il s’est engagé à mettre en place la gratuité des bus, la garde d’enfants universelle, des épiceries municipales et des logements à loyers régulés. Il a également promis une augmentation progressive du salaire minimum pour le porter à 30 dollars de l’heure d’ici 2030. Pour financer ces mesures, il a évoqué une hausse de l’impôt sur les sociétés et la création d’une taxe de 2 % sur les revenus annuels supérieurs à un million de dollars.
S’adressant directement à Donald Trump, qui avait soutenu son adversaire et menacé de couper les financements fédéraux en cas de victoire de Mamdani, le maire élu a affirmé : « S’il est une ville capable de montrer à une nation trahie par Donald Trump comment le vaincre, c’est bien celle qui l’a vu naître ». Il a ensuite ajouté, sous les acclamations de ses partisans : « Alors Donald Trump, puisque je sais que vous regardez, j’ai quelques mots pour vous : “Montez le son” ».
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Contre la politique anti-migrants de Donald Trump, Los Angeles déclare l’état d’urgence
Prise mardi 14 octobre, cette décision est peu commune. En effet, l’état d’urgence est normalement décrété lors de catastrophes climatiques.
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À Portland, Trump moqué par les manifestants qui défilent nus ou déguisés
L’état d’urgence va permettre notamment au comté d’octroyer une aide financière aux locataires en difficulté économique à cause des raids. Il permet aussi la mise en place d’un moratoire sur les expulsions et une aide sociale, juridique et financière plus rapide pour les migrants touchés par la politique de Donald Trump.Une réponse « à la peur »
« Nous avons des familles entières sans le sou parce que leurs pères et mères ont été enlevés sur leur lieu de travail », a déclaré Janice Hahn, l’une des responsables du comté. Pour cette démocrate, il s’agit d’une réponse « à la peur, la souffrance et au désordre causés par ces raids ». « Je souhaite que nos communautés immigrées sachent que nous sommes à leurs côtés dans cette situation d’urgence (…) et que nous comprenons ce qu’elles traversent », a-t-elle ajouté.Les partisans de cette mesure dénoncent les raids contre les immigrés sans papiers qui se sont multipliés à travers les États-Unis ces derniers mois, spécialement dans des grandes villes dirigées par des démocrates, de Chicago à Washington en passant par Los Angeles. Ils sont menés, la plupart du temps, par des agents masqués et visent, selon eux, les personnes qui parlent espagnol et plus généralement les latino-américains. L’administration Trump rejette catégoriquement ces accusations de contrôle au faciès.
Los Angeles a été secouée début juin par des heurts entre la police et des manifestants qui dénonçaient les descentes ordonnées par le gouvernement. Donald Trump avait répondu en envoyant sur place des militaires.
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L’ARABIE SAOUDITE ET L’ETAT PALESTINIEN : Appel à une reconnaissance internationale après l’annoncefrançaise à l’ONU
Lors d’un sommet coprésidé avec la France à l’ONU, l’Arabie saoudite a appelé, lundi, l’ensemble des
pays à reconnaître officiellement l’État palestinien. Au passage, le pays arabe salue la décision de Paris
qu’elle qualifie de «mesure historique».«Nous invitons les autres nations à adopter une démarche similaire qui constituerait un jalon majeur pour
soutenir les efforts en faveur de la solution à deux États, parvenir à une paix globale au Moyen-Orient et
instaurer une nouvelle réalité fondée sur la paix, la stabilité et la prospérité», a déclaré à la tribune le
ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal Ben Farhane.Une décision française saluée
L’annonce formelle de la France de reconnaître l’État palestinien a marqué un tournant diplomatique dans
le dossier proche-oriental. Paris, qui a longtemps défendu la solution à deux États, devient ainsi l’un des
pays occidentaux de premier plan à franchir ce pas, jusque-là évité par ses principaux alliés européens et
américains.
Riyad, qui s’impose de plus en plus comme un acteur central de la diplomatie régionale, voit dans cette
décision un levier pour relancer un processus de paix enlisée depuis des années. «Cette reconnaissance est
essentielle pour redonner espoir aux Palestiniens et instaurer les bases d’un règlement durable», a insisté
Fayçal Ben Farhane.Un contexte marqué par les tensions
Cet appel intervient dans un climat régional tendu, marqué par la persistance des violences en Cisjordanie
et à Gaza, et par l’absence de négociations directes entre Israéliens et Palestiniens depuis près d’une
décennie. L’initiative franco-saoudienne entend redonner une dynamique politique à une solution à deux
États, régulièrement réaffirmée par la communauté internationale mais jamais concrétisée sur le terrain.Vers un nouvel élan diplomatique?
Si plusieurs pays européens et arabes se sont déjà engagés dans la reconnaissance de la Palestine, l’appel
de Riyad, soutenu par Paris, vise à élargir ce mouvement et à accroître la pression sur les grandes
puissances réticentes notamment les États-Unis. Pour l’Arabie saoudite, une telle dynamique internationale
pourrait transformer en profondeur les équilibres régionaux et ouvrir la voie à une paix durable.
Auteur : Moustapha CISSE -
Taïwan : William Lai Ching-te affirme que l’aide américaine n’a pas diminué et dénonce l’expansionnisme chinois

Dans une interview accordée au journal taïwanais Liberty Times, le dirigeant taïwanais William Lai Ching-te a affirmé que l’administration Trump avait « renforcé » l’aide à Taïwan et ne l’avait « ni interrompue ni diminuée ». Il a également souligné l’importance de la paix et de la stabilité dans le détroit de Taïwan pour la sécurité et la prospérité mondiales, un point de vue partagé, selon lui, par le président américain, le Premier ministre japonais et les dirigeants du G7.
Ces déclarations font suite à des discussions entre les États-Unis et Taïwan avant le grand défilé militaire organisé par la Chine la semaine dernière pour commémorer le 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Des rapports antérieurs avaient indiqué que l’administration Trump avait refusé à Lai une escale à New York lors de son voyage en Amérique centrale.
Qualifiant l’expansion de la Chine de menace pour la paix mondiale, Lai a accusé Pékin de vouloir « remplacer l’ordre international fondé sur des règles » dirigé par les États-Unis. Il a cité la création de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures, l’Initiative Ceinture et Route et l’internationalisation du yuan comme preuves de cette ambition. Lai a également mentionné les exercices militaires chinois autour de Taïwan, ainsi que les incursions de navires et d’avions militaires chinois dans les zones maritimes de la mer de Chine orientale et de la mer de Chine méridionale. Il a également évoqué les exercices militaires conjoints de la Chine avec la Russie près de la Corée du Sud et du Japon, et les opérations des porte-avions chinois au-delà de la première chaîne d’îles.
Lundi, Taïwan a lancé son propre patrouilleur de la garde côtière, le Hualien, à Keelung. Lors de la cérémonie, la vice-présidente de William Lai, Hsiao Bi-khim, a insisté sur la nécessité pour Taïwan de renforcer sa sécurité et sa défense. L’administration Lai a par ailleurs présenté un budget pour l’année fiscale 2026 prévoyant une augmentation de 20,1 % des dépenses de défense, soit un total d’environ 31,1 milliards de dollars.
« Il existe un consensus au sein de la communauté internationale sur le fait que la paix et la stabilité dans le détroit de Taïwan sont nécessaires à la sécurité et à la prospérité mondiales », a déclaré William Lai Ching-te, selon l’agence Anadolu.
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Paix et sécurité en Afrique : Le rôle stratégique des médias selon Simone Mbodé Diouf

En marge de l’atelier de formation des journalistes sur les agendas Jeunesse, Paix et Sécurité (JPS) et Femmes, Paix et Sécurité (FPS), tenu du 1er au 3 septembre 2025 à l’île de Gorée avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Simone Mbodé Diouf, présidente de l’Association pour la Promotion du Leadership des Jeunes Femmes et Filles du Sénégal (Apel-JFF), a insisté sur le rôle déterminant des médias dans la prévention des conflits et la promotion de la paix en Afrique.
Jeune ambassadrice pour la paix de l’Union africaine, représentant l’Afrique de l’Ouest, elle a rappelé que les journalistes et professionnels des médias sont des acteurs stratégiques dans la mise en œuvre des agendas JPS et FPS : « J’ai eu la chance de travailler avec des médias dans plusieurs pays et j’ai vu l’impact qu’ils ont eu dans la prévention et la promotion de ces agendas. Ils accompagnent le développement des plans d’action nationaux, valorisent la place des femmes et attirent l’attention des gouvernements qui, parfois, signent des engagements à New York ou Genève sans toujours les mettre en œuvre. »
Une approche inclusive au Sénégal
Pour Simone Mbodé Diouf, l’intégration des médias dans le processus d’élaboration du Plan d’Action National JPS au Sénégal est une avancée notable. « Nous avons voulu une démarche inclusive. Les médias doivent être une caisse de résonance pour les acteurs qui mènent le plaidoyer, et contribuer à sensibiliser le public », a-t-elle expliqué au micro de Senego.
Leçons tirées de l’expérience gambienne
Évoquant le cas de la Gambie, elle a salué l’appropriation du processus par la jeunesse : « Ce sont les jeunes qui ont lancé et conduit le processus, en menant des consultations dans tout le pays et en mettant en place des programmes de mentorat pour valoriser les contributions des jeunes femmes. Cela correspond parfaitement à l’esprit de l’agenda JPS : un agenda pour les jeunes et par les jeunes. »
Même si elle reconnaît que le volet médiatique n’a pas été assez mis en avant en Gambie, elle souligne que les journalistes ont néanmoins joué un rôle d’amplificateur, notamment lors du lancement du Plan d’Action National, en assurant la couverture médiatique et en donnant la parole aux jeunes bâtisseurs de paix et aux partenaires.
Vers un engagement renforcé au Sénégal
Simone Mbodé Diouf espère que le Sénégal suivra bientôt l’exemple du Nigeria, de la Gambie et de la Sierra Leone, déjà engagés dans l’adoption de plans nationaux. Pour elle, la réussite de ces processus passe nécessairement par une implication accrue des médias : « Notre objectif est de faire en sorte que chaque citoyen comprenne que la paix n’est pas une option mais une responsabilité partagée. »
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Dégradation des sols, pollution et stress hydrique : 90% de la population mondiale concernée selon la Banque mondiale

Selon un récent rapport de la Banque mondiale, 90 % de la population mondiale est confrontée à des problèmes environnementaux tels que la dégradation des sols, la pollution atmosphérique et le stress hydrique. Le rapport, intitulé « Reboot Development: The Economics of a Livable Planet », souligne que dans les pays à faible revenu, huit personnes sur dix sont privées d’air pur, d’eau potable et de terres fertiles, ce qui entrave la croissance économique et les perspectives d’avenir. « Sud Quotidien » a relayé ces informations.
La déforestation, qui perturbe les régimes de précipitations, appauvrit les sols et aggrave les sécheresses, engendre des pertes de milliards de dollars. L’utilisation excessive d’engrais azotés, bien qu’augmentant la productivité agricole, nuit aux cultures et aux écosystèmes, avec un coût annuel estimé à 3 400 milliards de dollars. La pollution de l’air et de l’eau affecte la santé, la productivité et les capacités cognitives, diminuant ainsi le potentiel humain.
Cependant, le rapport met en avant les bénéfices d’une gestion durable des ressources naturelles. Une utilisation plus efficace des ressources pourrait réduire de moitié la pollution. Des pratiques agricoles améliorées, avec une utilisation raisonnée des engrais azotés, pourraient générer des bénéfices vingt-cinq fois supérieurs aux coûts, tout en augmentant les rendements. L’amélioration des systèmes d’eau et d’assainissement, notamment la chloration de l’eau, pourrait sauver de nombreuses vies, en particulier celles d’enfants victimes de maladies hydriques.
Les marchés de droits d’émission, en plus de réduire la pollution atmosphérique, se révèlent rentables, chaque dollar investi générant un retour compris entre 26 et 215 dollars. Axel van Trotsenburg, directeur général senior de la Banque mondiale, insiste sur l’importance d’investir dans la restauration des systèmes naturels pour une croissance économique et la création d’emplois. Il encourage à considérer les défis environnementaux comme des opportunités de développement.
Le rapport met en avant trois axes pour concilier économie et environnement : l’information grâce aux nouvelles technologies, la coordination des politiques publiques et l’évaluation régulière des initiatives.
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Thaïlande : Srettha Thavisin élu Premier ministre

Srettha Thavisin, du parti Pheu Thai, a été élu Premier ministre de la Thaïlande ce mardi 22 août 2023. Il a obtenu la majorité des voix au Parlement, dépassant ainsi le seuil requis pour diriger le pays d’Asie du Sud-Est.
Srettha Thavisin a remporté 482 voix sur les 747 membres du Parlement et du Sénat réunis. Ce vote fait suite à des mois d’incertitude politique après les élections législatives de mai, qui avaient vu le parti Move Forward arriver en tête, mais se heurter à une forte opposition du Sénat, nommé par l’armée.
L’élection de Srettha Thavisin marque le retour au pouvoir du parti Pheu Thai, après près d’une décennie d’administration militaire. Le nouveau Premier ministre devra désormais former un gouvernement et s’attaquer aux nombreux défis auxquels le pays est confronté, notamment les inégalités économiques et les tensions politiques.