Catégorie : INTERNATIONAL

  • Gaza : Quatre Palestiniens, dont une femme et un enfant, tués dans des frappes israéliennes

    Quatre Palestiniens, dont une femme et un enfant, ont été tués jeudi lors de frappes israéliennes sur la bande de Gaza, selon l’agence de presse palestinienne WAFA. Des avions de combat israéliens ont visé le camp de Boureij et le quartier de Rimal, respectivement dans le centre et l’ouest de la bande de Gaza.

    Des frappes meurtrières à Boureij et Rimal

    À Boureij, une maison de la famille Ganim a été touchée, entraînant la mort d’une femme et d’un enfant. À Rimal, une autre femme a péri dans le bombardement d’un logement près de la tour Palestine, sur l’avenue Chouhada.

    Autres zones touchées par les frappes

    Au sud de Gaza, l’avenue 8 a été la cible de tirs d’artillerie israélienne. Des tentes de déplacés dans le camp de Chati ont également été touchées par une frappe aérienne, faisant plusieurs blessés. Un Palestinien a été tué à Khan Younès. Au nord de Gaza, un enfant a été blessé lors d’une frappe sur une tente de déplacés dans le camp de Badr. Enfin, à Deir al-Balah, une maison de la famille Abou Misbah a été visée par l’artillerie israélienne.

    Un lourd bilan humain depuis octobre 2023

    Selon l’agence Anadolu, près de 63 000 Palestiniens ont été tués à Gaza depuis octobre 2023. La campagne militaire a dévasté l’enclave, confrontée à la famine et devenant de plus en plus inhabitable.

  • TICAD 9 au Japon : Expulsion de la délégation du Polisario

    Le Japon a expulsé la délégation du Front Polisario de la 9e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 9) qui s’est tenue à Yokohama du 20 au 22 août. Tokyo réaffirme ainsi sa non-reconnaissance de la « RASD ».

    Expulsion et surveillance de la délégation du Polisario

    Dès le début de la TICAD 9, les autorités japonaises ont limité les interactions de la délégation du Polisario avec les autres participants. Selon le quotidien japonais Kyoto Shimbun, des agents de sécurité ont été chargés de surveiller les déplacements des membres du Front Polisario.

    Conférence de presse annulée et départ forcé

    Malgré les restrictions imposées par Tokyo, le Polisario a tenté d’organiser une conférence de presse en marge du sommet. Cette tentative a été contrecarrée par les organisateurs japonais qui ont annulé l’événement à la dernière minute. La délégation du Front Polisario a ensuite été sommée de quitter le territoire japonais.

    Position officielle du Japon

    Le ministre japonais des Affaires étrangères, Takeshi Iwaya, a clarifié la position de son pays dès l’ouverture de la conférence ministérielle le 19 août. « La présence dans cette réunion de toute entité que le Japon ne reconnaît pas comme État n’affecte en rien la position du Japon concernant le statut de cette entité », a-t-il déclaré devant ses homologues africains.

    Réactions internationales et analyses

    Certains médias internationaux, notamment italiens, ont critiqué l’Union africaine pour avoir inclus le Polisario à la TICAD 9 malgré les retraits successifs de reconnaissance de la « RASD » par plusieurs pays. Des analystes estiment que le Japon pourrait bientôt adopter une position similaire à celle de la Chine, de la Russie, de l’Inde et des États-Unis, qui excluent systématiquement le Polisario de leurs sommets avec l’Afrique.

  • Tentatives d’ingérence au Groenland : le Danemark convoque le chargé d’affaires américain

    Le Danemark a convoqué le chargé d’affaires américain suite à un reportage télévisé faisant état de « tentatives d’ingérence » au Groenland, territoire autonome danois. Le ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a fermement condamné ces agissements mercredi 27 août, les qualifiant d’« inacceptables ».

    Contexte des tensions diplomatiques

    Cette convocation intervient dans un contexte de tensions diplomatiques entre les deux pays au sujet du Groenland. Comme l’avait déjà exprimé la Première ministre danoise Mette Frederiksen en avril 2025, le Danemark s’oppose catégoriquement à toute tentative d’ingérence dans les affaires du Groenland.

    Le ministre Rasmussen a insisté sur l’importance du respect de la souveraineté du royaume. « Toute tentative d’ingérence dans les affaires internes du royaume sera bien sûr inacceptable », a-t-il déclaré dans un communiqué transmis à l’AFP. Ces nouvelles tensions font suite à des accusations d’espionnage américain au Groenland en mai 2025.

    Réaction du Danemark

    Le Danemark a réagi rapidement et fermement à ces allégations. La convocation du chargé d’affaires américain témoigne de la volonté du gouvernement danois de protéger les intérêts du Groenland et de maintenir des relations diplomatiques stables, tout en affirmant sa position face aux États-Unis.

    « J’ai demandé au ministère des Affaires étrangères de convoquer le chargé d’affaires américain pour une réunion au ministère », a ajouté le ministre Rasmussen, soulignant la gravité de la situation.

  • Ceuta : 200 migrants tentent la traversée à la nage, dont des femmes et des enfants

    Environ 200 migrants, dont des femmes, des enfants et des personnes handicapées, ont tenté de rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta à la nage depuis le Maroc au cours du week-end dernier. L’opération, qui s’est déroulée de la tombée de la nuit jusqu’au petit matin, a nécessité l’intervention des garde-côtes espagnols et de la Marine royale marocaine.

    Une intervention conjointe des autorités maritimes

    Les migrants ont été interceptés en mer par les autorités espagnoles et marocaines puis ramenés sur les côtes marocaines. Les forces de l’ordre marocaines les ont ensuite conduits vers des points de contrôle pour identification et traitement. Des opérations de sauvetage similaires ont eu lieu par le passé, témoignant de la pression migratoire constante dans la région.

    Une enquête ouverte par les autorités marocaines

    Une enquête a été ouverte par les autorités marocaines pour démanteler le réseau d’immigration clandestine à l’origine de cette tentative de traversée. Le Maroc est un point de passage important pour les migrants cherchant à atteindre l’Europe. Ces tentatives se soldent malheureusement parfois par des drames, souvent évités grâce à la coordination entre les marines marocaine et espagnole.

    Selon Sud Quotidien, « Les tentatives de traversée dangereuses sont un autre exemple des mesures désespérées prises par les gens pour atteindre le territoire européen, malgré les conditions de vie dangereuses auxquelles ils sont confrontés dans les eaux méditerranéennes ».

  • Attaque à Gaza : Erdogan condamne le « gouvernement impitoyable » de Netanyahu

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a fermement condamné lundi l’attaque israélienne contre l’hôpital Nasser à Gaza. L’attaque, survenue ce même lundi, a causé la mort de plusieurs personnes, dont des patients, du personnel médical et des journalistes, selon le ministère de la Santé de Gaza.

    Condamnation de l’attaque

    Lors d’une réunion du cabinet à Bitlis, dans l’est de la Turquie, le président Erdogan a qualifié le gouvernement israélien de « sans pitié », accusant Benyamin Netanyahu de mener des attaques brutales qui détruisent tout ce qui est humain. Il a dénoncé l’attaque contre l’hôpital comme la dernière d’une série d’agressions.

    Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté que 20 Palestiniens ont été tués et plusieurs autres blessés dans la frappe sur l’hôpital. Parmi les victimes figurent des patients, des professionnels de la santé, des membres de la défense civile et des équipes de presse. Depuis octobre 2023, le bilan des attaques israéliennes à Gaza est lourd, avec plus de 1 500 professionnels de santé tués.

    Le corridor de Zangezur

    Au cours de la même réunion, le président Erdogan a également abordé le projet de corridor de Zangezur. Il a affirmé que la mise en œuvre complète de ce projet renforcerait la coopération économique entre la Turquie, l’Azerbaïdjan et l’Arménie.

    Selon l’agence Anadolu, le président turc a insisté sur l’importance de ce corridor pour le développement économique de la région. Ces nouvelles frappes interviennent dans un contexte de violences continues à Gaza.

  • Donald Trump accuse ABC et NBC de « fausses informations » et réclame la révocation de leurs licences

    Depuis son réseau social Truth Social, l’ancien président américain Donald Trump a accusé lundi les chaînes de télévision ABC et NBC de diffuser de « fausses informations » à son sujet. Il a également demandé la révocation de leurs licences de diffusion, les qualifiant de « pire et plus partiales chaînes de l’histoire ».

    Trump dénonce une couverture médiatique négative

    Donald Trump affirme qu’ABC et NBC diffusent 97% d’informations négatives le concernant, malgré ce qu’il considère comme des succès importants durant les huit premiers mois de son mandat présidentiel. Il les accuse d’agir comme « une branche du Parti démocrate » aux États-Unis.

    Une menace pour la démocratie américaine ?

    L’ancien président estime que ces chaînes représentent une menace pour la démocratie américaine en raison de leur partialité et de leurs mensonges. Il appelle la Commission fédérale des communications (FCC) à révoquer leurs licences. Il avait déjà menacé les médias d’actions en justice pour diffusion de fausses informations.

    Des accusations de non-paiement de redevances

    Donald Trump accuse également ABC et NBC de ne pas payer leurs « redevances de licence », un montant qu’il estime à des « millions de dollars ». Il exige qu’elles paient « le prix fort » pour le privilège de diffuser sur leurs réseaux.

  • Syrie : Vers un accord de sécurité avec Israël, selon le président al-Charaa

    Le président syrien Ahmad al-Charaa a évoqué, dimanche, des discussions avancées concernant un éventuel accord de sécurité avec Israël. Ces déclarations ont été faites lors d’une rencontre avec des médias arabes, selon la chaîne syrienne Syria TV. L’accord serait basé sur la ligne de cessez-le-feu de 1974.

    Un accord dans l’intérêt de la Syrie et de la région

    Al-Charaa a affirmé qu’il n’hésiterait pas à conclure tout accord servant les intérêts de la Syrie et de la région. Un accord de cessez-le-feu avait déjà été conclu entre Israël et la Syrie en juillet 2025, grâce à la médiation de la Türkiye et de la Jordanie.

    Des pourparlers de désescalade à Paris

    Le ministre syrien des Affaires étrangères, Assaad al-Chaibani, a rencontré une délégation israélienne à Paris le 19 août. Les discussions, sous médiation américaine, portaient sur la désescalade, la non-ingérence dans les affaires syriennes et la conclusion d’accords pour la stabilité régionale, d’après l’Agence syrienne d’information (SANA).

    Réactivation de l’accord de 1974

    Les pourparlers ont également abordé la surveillance du cessez-le-feu dans la province de Suwayda, dans le sud de la Syrie, et la réactivation de l’accord de 1974. Un accord de cessez-le-feu avait été conclu dans cette même province en juillet 2025 entre l’État syrien et les Druzes. L’accord de 1974 vise à séparer les forces syriennes et israéliennes et à mettre fin aux affrontements directs, sous la supervision de la Force des Nations Unies chargée d’observer le désengagement (UNDOF).

  • Ukraine : Pas de rencontre prévue entre Poutine et Zelensky, selon Lavrov

    Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a démenti vendredi l’existence d’une rencontre prévue entre les présidents russe et ukrainien, Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky. Ces déclarations, faites à la chaîne NBC, contredisent les suggestions récentes de la Maison Blanche concernant un possible sommet prochain.

    Aucune rencontre prévue pour l’instant

    « Aucune réunion n’est planifiée », a affirmé Sergueï Lavrov. Il a précisé que Vladimir Poutine serait disposé à une rencontre lorsque l’ordre du jour des discussions serait établi, ce qui n’est pas encore le cas. Le chef de la diplomatie russe a indiqué que Moscou avait accepté avec « une certaine flexibilité » plusieurs points proposés par le président américain Donald Trump suite à leur rencontre à Anchorage.

    Accusations mutuelles et espoirs prudents

    Sergueï Lavrov a accusé Kiev de refuser des compromis sur des questions clés, notamment la neutralité vis-à-vis de l’OTAN, les discussions territoriales et les droits linguistiques des russophones. De son côté, Donald Trump a exprimé un optimisme prudent, suggérant que les deux dirigeants pourraient éventuellement trouver un terrain d’entente. « Nous allons voir si Poutine et Zelensky vont travailler ensemble », a-t-il déclaré lors d’une visite au musée The People’s House à Washington. Il a comparé la relation entre les deux présidents à « l’huile et le vinaigre », reconnaissant leurs différends.

    Trump multiplie les efforts diplomatiques

    Donald Trump a intensifié ses efforts diplomatiques ces dernières semaines pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. Il a mené plusieurs entretiens avec les deux parties, dont un sommet avec Vladimir Poutine en Alaska le 15 août. Ce sommet avait pour objectif principal la résolution de la crise ukrainienne. Le président américain a également annoncé des préparatifs pour une éventuelle rencontre entre Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas y participer personnellement. Il a souligné l’urgence de mettre fin au conflit en raison du nombre important de victimes. Sergueï Lavrov a par ailleurs critiqué l’approche occidentale dans le conflit ukrainien.

  • Syrie : Douze ans après l’attaque de la Ghouta, la France réitère son appel à la justice

    Douze ans après l’attaque chimique au gaz sarin dans la Ghouta, en Syrie, qui a coûté la vie à près de 1 400 personnes le 21 août 2013, la France a commémoré cet événement tragique. Le ministère français des Affaires étrangères a publié un communiqué jeudi, exprimant sa solidarité avec les familles des victimes et le peuple syrien dans leur quête de justice.

    La France réaffirme son engagement pour la justice

    Le Quai d’Orsay a rappelé son engagement dans la lutte contre l’impunité des auteurs de cette attaque. « La France salue la mémoire des victimes et se tient aux côtés de leurs familles et de l’ensemble du peuple syrien pour que justice soit enfin rendue pour les innombrables crimes commis par le régime des Assad et ses alliés », a déclaré le ministère. Des centaines d’enfants figuraient parmi les victimes, ce qui avait provoqué une onde de choc internationale.

    Paris continue de soutenir l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) dans ses efforts pour localiser et détruire les stocks d’armes chimiques du régime syrien. Le ministère a salué « l’engagement des nouvelles autorités syriennes » et a insisté sur l’importance de préserver les preuves pour la lutte contre l’impunité.

    L’attaque de la Ghouta : un tournant dans la guerre civile syrienne

    L’attaque de 2013, survenue dans la banlieue est de Damas, reste un épisode marquant de la guerre civile syrienne. Elle a relancé les débats sur l’utilisation d’armes prohibées. La France, par le biais du Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques, créé en 2018, s’engage à poursuivre les responsables de l’utilisation de ces armes.

    Les défis de la justice douze ans après

    Malgré les mécanismes de sanction et de suivi mis en place par la communauté internationale, les blocages politiques persistent, rendant difficile l’obtention de justice pour les victimes. La tragédie de la Ghouta soulève la question plus large de l’impunité dans les conflits armés contemporains, un enjeu crucial pour le droit international.

  • Séisme de magnitude 6,8 au Chili : alerte au tsunami et évacuations ordonnées

    Un séisme de magnitude 6,8 a frappé le passage de Drake, au large de la péninsule Antarctique chilienne, ce jeudi. L’épicentre, situé à environ 10,8 kilomètres de profondeur, a été localisé par l’Institut d’études géologiques des États-Unis (USGS). Les secousses ont été ressenties dans plusieurs villes du Chili et d’Argentine.

    Alerte au tsunami et évacuations au Chili

    Suite au tremblement de terre, le Service d’hydrographie et d’océanographie (SHOA) de la Marine chilienne a émis une alerte au tsunami. L’organisme a ordonné l’évacuation des zones côtières, incluant les falaises, les zones humides, les estuaires, les embouchures de rivières, les littoraux, les promenades piétonnes, les marinas, les routes côtières, les abris de pêche, ainsi que les ports et les quais.

    « Le SHOA a ordonné l’évacuation des zones côtières […] ainsi que des ports et des quais », a indiqué l’agence Anadolu.

    Contexte sismique

    Ce séisme au Chili fait écho à d’autres événements sismiques récents dans le monde, comme le tremblement de terre de magnitude 6,2 qui a secoué l’océan Pacifique près des îles Kermadec le 7 septembre 2023. Un autre séisme, d’une magnitude de 7,2, avait également déclenché une alerte au tsunami au Kamtchatka en Russie en juillet 2025.