Catégorie : UNE

  • Autorisation de voyage : La mise au point de l’Ambassade du Maroc à Dakar

    Autorisation de voyage : La mise au point de l’Ambassade du Maroc à Dakar

    L’Ambassade du Royaume du Maroc à Dakar a lancé un avertissement clair ce mardi soir aux citoyens sénégalais souhaitant se rendre au Maroc, dénonçant les pratiques frauduleuses d’intermédiaires autour de l’Autorisation Électronique de Voyage au Maroc (AEVM).

    Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’Ambassade précise : « Elle n’a mandaté, ni accrédité, ni délégué aucune personne physique, morale ou structure pour agir en son nom, ni pour intervenir, de quelque manière que ce soit, dans la procédure d’obtention de l’AEVM. » Toute tentative de collecte de données personnelles ou d’intermédiation financière sous son nom sera considérée comme illégale et signalée aux autorités compétentes.

    Cette mise au point intervient alors que la demande d’AEVM, une mesure provisoire jusqu’au 25 janvier 2026 visant à faciliter les déplacements liés aux échéances sportives africaines au Maroc, se fait exclusivement en ligne via la plateforme officielle www.acces-maroc.ma. « Aucun dépôt de dossier, déplacement ou contact auprès de l’Ambassade n’est requis ni nécessaire dans le cadre de cette démarche », insiste le communiqué, soulignant que la procédure est « gratuite, simplifiée et se déroule dans un cadre de transparence totale ».

    Les demandeurs doivent soumettre une requête complète au moins 96 heures avant leur voyage, la réponse étant envoyée directement à l’adresse e-mail indiquée.L’Ambassade met également en garde les voyageurs sur le respect des durées de séjour : « Les voyageurs sont tenus de respecter scrupuleusement la durée de séjour autorisée sur le territoire du Royaume du Maroc, afin d’éviter toute difficulté lors de la régularisation de leur situation administrative. » Elle recommande d’anticiper une demande de carte de séjour ou un départ dans les délais légaux.

  • L’ECOLE A 9 HEURES

    L’ECOLE A 9 HEURES

    Dans un texte au titre conciliant, le journaliste en service à la Radiodiffusion Télévision du Sénégal fait
    une forte proposition consistant à démarrer les cours à l’école à 9 heures plutôt qu’à 8 heures. Et les
    arguments ne manquent surtout pas pour étayer une idée accueillie avec faveur dans l’ensemble même
    si des réserves ne manquent pas.

    «Je propose. Je ne mène plus de combat. L’âge, la sagesse et l’expérience ne me l’autorisent plus… L’école
    à 9 heures – voilà ma proposition», tempère-t-il d’emblée. Selon le communicant, avant même la fin de
    l’année scolaire, les enfants sont épuisés et ne tiennent plus le rythme imposé par une école qui commence
    à 8 heures. «Réveil à 5 ou 6 heures du matin, course contre la montre, embouteillages interminables, bus
    bondés ou taxis coûteux… Et souvent, le petit-déjeuner est sacrifié, rattrapé à la récréation, à la cantine,
    moyennant un budget qui coûte les yeux de la tête aux parents. Le soir, à la maison, l’enfant ne tient plus. Il
    somnole au lieu d’apprendre. Il ne dîne presque jamais. À peine rentré, il se dirige vers la cuisine, cherche
    un goûter, puis s’écroule dans le lit de récupération». Ses arguments s’enchaînent à foison.
    «L’école à 9 heures» se veut «une invitation adressée au gouvernement, à l’Assemblée nationale, aux
    syndicats d’enseignants, aux acteurs de l’éducation» et «aussi une main tendue, sans polémique, sans
    bruit». «Juste la voix d’un parent d’élèves, soucieux du bien-être de ses enfants», simplifie Issa Thioro
    Guèye.
    Sur les réseaux sociaux, les commentaires se sont multipliés et intensifiés. Malgré certaines réserves, la
    plupart des internautes a choisi d’accueillir favorablement la proposition. Et il n’a pas manqué de gens qui
    la trouvent «géniale» pour ne pas dire «révolutionnaire».
    Auteur : Abdou DIAO

  • CHANGEMENTS DANS LA GESTION MUNICIPALE

    CHANGEMENTS DANS LA GESTION MUNICIPALE

    Le maire Oumar Cissé «cure» l’hôtel de ville : L’«inamovible» Dage écarté, les fournisseurs «aux pratiques usuraires» éliminés

    De gros changements sont notés à la ville de Rufisque, en ce qui concerne le management du budget.
    Depuis l’élection de la tête de liste de la coalition Yeewi Askanwi, le maire a apporté de grandes
    innovations dans le style de management, rompant avec les pratiques du passé jugées peu orthodoxes
    par bon nombre de citoyens anonymes et de responsables politiques ou de cadres désintéressés de la
    chose politiques. Des recoupements et observations effectués à plusieurs échelles permettent de dresser
    la teneur de la nouvelle réalité dans la gestion surtout financière de la municipalité.

    Quelques temps après son installation officielle par l’autorité administrative déconcentrée, le maire a,
    comme qui dirait, tenu à redorer le blason de la collectivité locale en opérant une certaine rupture par
    rapport à une certaine tradition bien établie. Aussi bien les acteurs que les pratiques ont fait l’objet d’une
    élimination pure et dure. Parmi ces mesures, on note le changement du directeur de l’administration
    générale et de l’équipement (Dage), nommé conseiller du maire, affecté à son cabinet et remplacé par son
    adjoint aux services financiers. Pourtant, l’intéressé revendique une longévité à ce poste stratégique pour
    avoir servi notamment sous les magistères des maires Ndiawar Touré et Daouda Niang. Néanmoins, à son
    arrivée, le maire Oumar Cissé n’a pas hésité à mettre fin à ses fonctions de Dage de la ville. La plupart des
    fournisseurs qui ont aussi eu à collaborer avec le maximum de maires, dans le passé, ont été écartés sans
    autre forme de procès. Pour l’essentiel originaires de la ville, à part une ou deux exceptions, on leur
    reproche des pratiques usuraires, des marchés fictifs, un système de surfacturation, entre autres.
    Les marchés ‘’yaamaneex’’, les ‘’faux secours aux indigents’’ et ‘’fausses participations’’ semblent devenir
    des pratiques du passé ou réduites à leur plus simple pratique.
    Ce ne serait pas un hasard si depuis un bon moment, des fournisseurs et/ou entrepreneurs courent
    derrière l’actuel édile pour le paiement en vain de factures ou de créances qui remonteraient à la gestion
    de l’ex-maire.
    Auteur : Abdou DIAO