Catégorie : A LA UNE

  • LES DÉPUTÉS ADOPTENT LA RÉFORME DU CODE GÉNÉRAL DES IMPÔTS

    LES DÉPUTÉS ADOPTENT LA RÉFORME DU CODE GÉNÉRAL DES IMPÔTS

    L’Assemblée nationale a adopté, ce jeudi, le projet de loi n° 17/2025 modifiant la loi n° 2012-31 du 31 décembre 2012 relative au Code général des impôts. Le texte, porté par le ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba, a recueilli 133 voix favorables contre 7 oppositions.

    Cette réforme s’inscrit dans le Plan de Redressement Économique et Social (PRES), lui-même adossé à l’Agenda Sénégal 2050. Elle vise à consolider les finances publiques par une mobilisation accrue de ressources endogènes, en explorant de nouvelles niches fiscales.

    Parmi les principales mesures figure l’instauration d’une taxe de 0,5 % sur les transferts d’argent, plafonnée à 2 000 FCFA par opération, avec des exonérations prévues pour les petits retraits et certaines transactions électroniques. Le texte prévoit également un relèvement des accises sur les boissons alcoolisées et le tabac, ainsi qu’un durcissement de la fiscalité applicable à l’importation de véhicules de tourisme.

    Si la majorité a soutenu le projet, plusieurs députés ont exprimé des réserves lors des travaux en commission. Ils redoutent que ces nouvelles dispositions n’alourdissent la pression fiscale sur les populations vulnérables et plaident pour davantage de mesures de protection, notamment via des seuils d’exonération et une concertation plus poussée avec le secteur privé.

    La réforme du Code général des impôts entre à présent dans sa phase d’application. Le gouvernement est attendu sur sa capacité à démontrer que ces mesures, bien que rigoureuses, peuvent demeurer justes et soutenables tout en contribuant efficacement à la stabilité et à la relance de l’économie nationale.

  • MARIE ROSE KHADY FATOU FAYE PROMET « LUCIDITÉ ET ENGAGEMENT » COMME NOUVELLE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

    MARIE ROSE KHADY FATOU FAYE PROMET « LUCIDITÉ ET ENGAGEMENT » COMME NOUVELLE PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

    La nouvelle Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des Relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Mme Marie Rose Khady Fatou Faye, a exprimé sa volonté d’assumer ses responsabilités « avec lucidité et engagement ». Elle succède à l’ex-ministre Abass Fall, qu’elle a salué pour son travail et son parcours.

    Dans un message publié sur ses plateformes officielles, Mme Faye a déclaré avoir pris « avec fierté » le relais de son prédécesseur. Elle a assuré vouloir rester « à l’écoute » afin de consolider et fluidifier les relations entre les différentes institutions de la République.

    Inscrivant son action dans la continuité, elle a affirmé vouloir contribuer à la mise en œuvre de la « vision Sénégal 2050 », projet stratégique porté par les autorités publiques.

  • TOUBA : UN PLAN D’ACTION D’URGENCE LANCÉ CONTRE LES INONDATIONS

    TOUBA : UN PLAN D’ACTION D’URGENCE LANCÉ CONTRE LES INONDATIONS

    Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Dr Cheikh Tidiane Dièye, a validé ce lundi un vaste plan d’action d’urgence destiné à soulager les populations de Touba et de la région de Diourbel, fortement touchées par les inondations.

    Autour du ministre, une réunion stratégique a rassemblé les autorités administratives, la mairie de Touba Mosquée, les forces armées, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers, les services techniques de l’État (ONAS, SONES, SEN’EAU, Directions spécialisées), mais aussi des structures opérationnelles comme Ageroute, Senter et le Service national de l’Hygiène, ainsi que des entreprises de travaux et associations d’acteurs de l’assainissement.

    Des moyens d’urgence mobilisés
    Face aux lourdeurs administratives, le ministre a opté pour la mutualisation et le redéploiement de ressources existantes, permettant de réunir immédiatement d’importants moyens :

    près de 130 millions FCFA de travaux additionnels ;
    15 000 litres de carburant ;
    des dizaines de camions hydro-cureurs ;
    des motopompes et électropompes à gros débit ;
    la logistique lourde de l’Armée et de la Gendarmerie ;
    des engins de terrassement et 3 km de tuyaux.
    La mairie de Touba Mosquée a également engagé plus de 200 millions FCFA pour le relogement des sinistrés, auxquels s’ajoutent 5 tentes, 200 moustiquaires et 500 matelas fournis par la Gendarmerie.

    Des solutions techniques et sociales
    Les participants ont relevé que les inondations dans les quartiers Kawsara, Firdawsi ou Féto sont aggravées par le remblai et le morcellement d’un terrain situé sur le lit naturel d’écoulement des eaux. Pour y remédier, deux mesures ont été décidées : l’ouverture d’une tranchée drainante vers la vallée du Sine et le renforcement des dispositifs de pompage des sapeurs-pompiers.

    En parallèle, Ageroute interviendra sur les voies dégradées, tandis que le Service national de l’Hygiène mènera des opérations de saupoudrage et de délarvage dans les zones touchées.

    Une visite annoncée à Touba
    Dans les prochains jours, le ministre se rendra à Touba pour rencontrer les populations sinistrées, constater la mise en œuvre du plan et échanger avec le Khalife général et son porte-parole sur les solutions d’urgence, mais aussi sur les projets structurels à engager après l’hivernage. Ces derniers devraient favoriser un écoulement gravitaire durable et écologique des eaux pluviales vers la vallée du Sine.

    En clôturant la rencontre, Dr Cheikh Tidiane Dièye a insisté sur l’exécution rapide des mesures décidées et confié au gouverneur de Diourbel le suivi du plan.

    « Face à l’urgence, la mobilisation coordonnée de tous les acteurs permet d’agir rapidement pour protéger les populations et renforcer la résilience territoriale », a-t-il déclaré.

  • ME MOUHAMADOU BAMBA CISSÉ : DE LA BARRE AUX RÊNES DE L’INTÉRIEUR

    ME MOUHAMADOU BAMBA CISSÉ : DE LA BARRE AUX RÊNES DE L’INTÉRIEUR

    C’est officiel : ce lundi, Me Mouhamadou Bamba Cissé a pris fonction comme ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, succédant au général Jean-Baptiste Tine. Cette passation de service consacre l’entrée d’un avocat chevronné dans le cercle restreint des régisseurs de portefeuilles régaliens, au cœur de la souveraineté et de la stabilité institutionnelle.

    Originaire de la Médina et produit de l’école publique, Me Cissé a gravé son nom dans les annales du Barreau de Dakar dès son inscription en 2003, après une maîtrise en droit (administration publique) obtenue à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Lauréat du premier prix des Barreaux francophones d’Afrique et ancien secrétaire de conférence, il a construit une carrière marquée par la maîtrise du droit pénal, civil, commercial et bancaire.

    Dans les prétoires, il s’est illustré comme stratège, orateur et technicien du droit. Défenseur de dossiers emblématiques – de l’affaire Madinatoul Salam à celle de la Caisse d’avance – il est surtout reconnu comme l’avocat de figures publiques, dont l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accompagna dans ses plus âpres combats judiciaires.

    Sa nomination à la tête du ministère de l’Intérieur illustre le choix du gouvernement d’associer des figures issues des professions libérales à la gestion des secteurs les plus sensibles. Mais cette responsabilité engage désormais Me Cissé au-delà du prétoire : il devient le garant de l’ordre public, de l’organisation électorale et de la sécurité des citoyens.

    La robe noire cède la place à l’habit régalien. Désormais, c’est au sein de l’appareil d’État que Me Mouhamadou Bamba Cissé devra démontrer sa rigueur, sa neutralité et son autorité. Une nouvelle plaidoirie s’ouvre, celle du maintien de la paix civile et du respect des règles démocratiques.

  • Haute cour de justice : Les détails de l’audition de Mansour Faye

    Haute cour de justice : Les détails de l’audition de Mansour Faye

    Il était 12 h 05, ce lundi 15 septembre 2025, lorsque Amadou Mansour Faye a été présenté devant la Haute cour de justice. Tout de blanc vêtu, bloc-notes et bouteille d’eau à la main, l’ancien ministre du Développement communautaire, de l’Équité sociale et territoriale est apparu sous escorte d’un garde pénitentiaire.

    Face à la commission d’instruction, le maire de Saint-Louis a été interrogé au fond dans le dossier de la surfacturation du riz destiné aux ménages vulnérables durant la pandémie de Covid-19. Placé sous mandat de dépôt depuis le 26 mai 2025, Mansour Faye fait face à une série de lourdes accusations : association de malfaiteurs, concussion, corruption, prise illégale d’intérêts, faux et usage de faux en écritures privées de commerce ou de banque, détournement de deniers publics, blanchiment de capitaux et complicité. L’affaire porte sur une commande de riz jugée surfacturée à hauteur de 2,749 milliards F CFA.

    Assisté d’une dizaine d’avocats, Mansour Faye a nié les faits devant la commission. Selon des informations de Seneweb, il a soutenu que la Cour des comptes n’a jamais recommandé de poursuites à son encontre ni pour faute de gestion ni pour détournement. Il a déclaré avoir été « le seul ministre du gouvernement à lancer un appel d’offres par souci de transparence, alors même que l’urgence ne l’y obligeait pas », invoquant par ailleurs un décret présidentiel qui encadrait la procédure.

    Toujours pour sa défense, l’ex-ministre a contesté le fondement juridique de l’accusation. Celle-ci se base sur un arrêté du ministère du Commerce datant de 2013, fixant le prix de la tonne de riz à 250 000 F CFA. Or, selon lui, en 2020 (en plein contexte de la pandémie) le prix était de 275 000 F CFA la tonne. Il a ajouté que l’arrêté de 2013 était devenu caduc, en vertu d’un décret de 1995 stipulant que les arrêtés ministériels fixant les prix des denrées et services ne peuvent excéder une durée d’un an.

    L’audition s’est achevée vers 14 h 30. Mansour Faye a ensuite regagné sa cellule à la prison de Rebeuss, sous escorte des agents pénitentiaires.

  • Affaire Waly Seck : « Aucun mandat d’arrêt »

    Affaire Waly Seck : « Aucun mandat d’arrêt »

    Le Témoin dément, dans son édition de ce mardi 16 septembre, les rumeurs faisant état d’un mandat d’arrêt contre le chanteur Waly Ballago Seck. Bien que son nom soit cité dans un rapport de la CENTIF, l’artiste ne fait l’objet d’aucune poursuite à ce jour. Toutefois, en raison de cette affaire de blanchiment de capitaux, il a suspendu ses activités musicales pour une durée indéterminée. Selon le journal, d’autres personnalités de premier plan pourraient être entendues dans le cadre de l’enquête en cours.

  • Justice : Mbagnick Diop placé en garde à vue

    Justice : Mbagnick Diop placé en garde à vue

    Mbagnick Diop, président du Mouvement des entreprises du Sénégal (Meds), a été placé en garde à vue après une longue audition, de 11h à 22h, par la Division des investigations criminelles (DIC).

    Le Témoin, qui donne l’information, souffle qu’il est cité dans un rapport de la CENTIF, aux côtés de l’artiste Wally Ballago Seck, dans le cadre d’une information judiciaire menée par le Pool judiciaire financier (PJF).

    À l’issue de son audition, Mbagnick Diop a passé la nuit au commissariat du Port et pourrait être déféré devant le parquet ce mardi, avance la même source.

    Auteur: Seneweb

  • Mort de François Mancabou : rendez-vous capital chez le juge ce lundi

    Mort de François Mancabou : rendez-vous capital chez le juge ce lundi

    Dans le cadre de l’instruction de l’affaire François Mancabou, le juge du deuxième cabinet prévoit d’entendre la veuve du défunt, Clémentine Coly. L’audition est prévue ce lundi, selon Libération, qui donne l’information.

    «Le juge compte recueillir son témoignage, surtout qu’elle était en contact permanent avec François Mancabou lorsqu’il était hospitalisé», précise le journal. La même source rappelle que dans le cadre de l’instruction de cette affaire, le magistrat «a déjà entendu plusieurs policiers et des détenus qui étaient dans la même chambre de sûreté que François Mancabou».

  • Transferts d’argent, jeux de hasard, tabac…: La nouvelle taxation que l’Etat va appliquer !

    Transferts d’argent, jeux de hasard, tabac…: La nouvelle taxation que l’Etat va appliquer !

    En présentant son plan de redressement économique et social (Pres), le premier ministre, Ousmane Sonko, avait annoncé des taxes sur les jeux de hasard, les paiements marchands, les transferts d’argent, le relèvement de la fiscalité sur le tabac etc. Dans l’exposé des motifs de son projet de loi n°17/2025 modifiant la loi n°2012-31 du 31 décembre 2012 portant Code général des impôts, le gouvernement a dévoilé les contours de ces taxes qu’il compte instituer.

    20% sur les gains versés aux parieurs

    Ainsi, les autorités actuelles ambitionnent d’instituer une taxe sur la part de gain revenant aux opérateurs de jeux de hasard. Ladite taxe sera collectée et reversée par la société publique détentrice du monopole des jeux de hasard au Sénégal. Son taux est fixé à 20%. Dans le même sillage, le gouvernement compte instituer un prélèvement de 20% sur les gains versés aux joueurs à travers une retenue à la source.

    «En appui à la politique d’incitation à l’inclusion financière, il est mis en place un dispositif fiscal favorable à l’utilisation des transactions suivant des circuits structurés et sécurisés», indique le gouvernement dans l’exposé des motifs. Il annonce aussi que le droit de timbre de 1%, auparavant applicable aux seuls paiements de plus de 100.000 francs Cfa, est élargi à tous les paiements en espèces sans plafond, ni seuil d’application.

    Transferts d’argent et paiements marchands

    Pour ce qui est du taux de la nouvelle taxe sur les transferts d’argent (Tta), il est fixé à 0,5% et son montant est plafonné à 2.000 francs Cfa par transaction. «Cette taxe s’applique aux opérations de transfert réalisées par tout moyen ou support technique laissant trace, notamment par voie électronique, téléphonie mobile, télégraphique ou par voie de télex ou télécopie y compris le transfert postal», indique le gouvernement.

    Ladite taxe est également applicable, lorsqu’un paiement est effectué par usage d’un code marchand, ajoutent les autorités dans leur texte. Et le montant reçu par le titulaire du code marchand fait l’objet d’un prélèvement de 0,5% par l’opérateur de transfert d’argent, disent-elles.

    Les retraits taxés à partir de 20 000 F Cfa

    Le gouvernement souligne que les opérations de dépôt d’espèces, pour conversion en monnaie électronique auprès des opérateurs de transfert d’argent, sont exonérées de ce prélèvement, tout comme les retraits d’espèces au niveau des guichets de transfert, lorsque le montant retiré, en une journée, ne dépasse pas 20.000 francs. «Au-delà de ce montant, il est fait application sur le retrait du prélèvement au taux de 0,5 %, plafonné à 2.000 francs Cfa», lit-on dans le texte.

    Les autorités comptent aussi porter le taux de la taxe sur les alcools et liquides alcoolisés importés de 50% à 65% et celui des boissons alcoolisées produites localement de de 25% à 40%. Dans le même sillage, elles annoncent dans l’exposé des motifs qu’elles procéderont à l’augmentation du taux de la taxe sur les tabacs de 70% à 100% et «à l’extension de la taxe spécifique sur les véhicules de tourisme à tous les véhicules importés au Sénégal».

  • Gouvernement : Déthié Fall Et Abass Fall, Même Tempo

    Gouvernement : Déthié Fall Et Abass Fall, Même Tempo

    Le point commun entre Déthié Fall et Abass Fall ? Ils vont effectuer trois passations de service cette semaine. Le premier en tant que ministre entrant et le second comme sortant.

    Porté à la tête du ministère des Infrastructures, Déthié Fall va, ce lundi d’abord, prendre le témoin de ses collègues des Pêches et de l’Économie maritime, à 11 h 30, et de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, à 14h. Ensuite, ce mardi, rapporte Libération, qui donne l’information, il fera la dernière passation avec le ministre des Transports terrestres et aériens, dépouillé de la branche Infrastructures à la faveur du dernier remaniement.

    Abass Fall, qui a quitté le gouvernement à la suite de son élection comme maire de Dakar, transmettra ses pouvoirs d’éphémère ministre du Travail, de l’Emploi et des Relations avec les Institutions, respectivement, à Olivier Boucal (Fonction publique), Moustapha Ndieck Sarré (Formation professionnelle) et Marie Rose Khady Fatou Faye (secrétaire d’État auprès du Premier ministre).